Affichage des articles dont le libellé est CULTIVATION DU NEURONE. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est CULTIVATION DU NEURONE. Afficher tous les articles

Survivance

J'ai survécu au visionnage de quelques épisodes d'Hollywood Girls.
Les dix premières minutes étaient infernales, et je reste en audio only (trop peur de perdre un oeil) en tapant cet article. 

Comme tout bon ancien combattant, je dois te narrer mon combat, les balles qui sifflent près des oreilles, l'ami blessé que tu traînes dans la tranchée.


NRJ12, la chaîne musicale ET la chaîne aux documentaires sur les cas sociaux. Deux ingrédients à (méga) succès, réunis dans une même recette : Hollywood Girls.


• Les acteurs sont des anciens de Secret Story, entre autre. La maison des secrets est la nouvelle Comédie Française. Convaincre que tu es un gros benêt ou un gros blaireau en quelques secondes : c'est gagné, C'EST GAGNE ! Ils sont bons, les meilleurs de leur catégorie, sans aucune hésitation. Mais quand, même pour ça, ils n'y arrivent pas, ils peuvent toujours tenter la chanson (ce qu'ils font, d'ailleurs).


• L'apparence. C'est moche de se moquer, on a dit « jamais le physique » mais j'ai promis de faire ma sale biatch. De la bimbo siliconnée, du cul bien bombé, de la fille mince (Manger, vous ?). Du beau mec (à la définition de la kikoo lol de 14 ans) et des dégâts de chirurgie esthétique.
- Premier exemple d'échec. Shauna Sand, alias Geny G, est l'ex d'un candidat de Secret Story (même combat). Si tu ne comprends pas ce qu'elle dit, n'essaye pas de lire sur ses lèvres. Ce sera un gros fail. Son idole, c'est Donatella Versace. Elle ne me l'a pas dit, mais ça crève les yeux. 
- A l'inverse, l'actrice qui joue la mère de Chloé (je crois) est l'exemple type du deuxième échec possible de la chirurgie : être une femme et ressembler à un travesti.


• Les cameramen qui pensent que les trépieds font partis de la déco. Parkison powa ! Etant sensible de l'estomac, le visionnage est digne d'une virée en bâteau sur la méditerranée en pleine tempête.


• La bande originale, aka tous les tubes de l'été des compilations NRJ. Il y a tellement d'émotion dans le jeu des acteurs qu'on peut te passer n'importe quel son : tu n'y verras que du feu (oh oui, brûlez-moi tout ça). Vider les cendres de son frère dans l'océan ? « Listen To Your Heart » (tellement de circonstance). Passons de Justin Bieber à Adele, de Gotye à Katy Perry, de Rihanna à Rebecca Black, ...


• Depuix X-Files (merci Spooky de me le rappeler), les séries ont tendance à indiquer les lieux des scènes. Ils veulent tellement faire bien qu'ils t'indiquent à chaque fois le nom du personnage, ses relations, et où il habite. « Caroline, amie d'Ayem, Appartement des filles ». Tu comprends donc que la blonde et la brune sont amies. Deux secondes après le plan de Caroline, visage d'Ayem (indication : « amie de Caroline, Appartement des filles »). Des fois que tu sois trop con (seriously ?) ou amnésique à la seconde (SERIOUSLY ?).


Si malgré tout, tu veux tenter l'expérience, sâche que tes voeux seront excausés : NRJ12 propose le replay de chaque épisode.

• Le Replay. Qu'on bénisse ce cadeau de l'Internet. NRJ12 te propose un « résumé de l'épisode ». Sauf qu'une fois lu, tu connais tout l'épisode, ne sacrifie pas ta vie ne te donne pas tant de peine à le regarder. La description de chaque scène, messieurs, ça s'appelle un synopsis, pas un résumé (check l'auteur qui se la pète en moi)


Je te laisse, je dois à présent apprendre à faire un noeud coulant. C'était pas ma guerre...


(Côté photos, j'ai oublié de noter les sites d'où elles provenaient. Vous voyez que dix petites minutes vous bousillent le neurone !)

Pauvre Moldue Que Je Suis

Je vous le dis de suite : je serai absente une grosse semaine.

Je passe mon temps à nettoyer le vomi du chat sur le canapé, les baskets... et à lire Harry Potter. Je fais une cure Potterienne, pour comprendre pourquoi je voulais devenir écrivain (je t'ai dit que je traversais une dépression littéraire ?).
Oui, et ce soir, je regarde la Une. FORCEMENT !

Sinon, pour les fans de Coldplay, vous pouvez suivre leur Tumblr : ils vont poster pas mal en live le concert du Stade de France (de ce soir). Yep !

Je te love ! ♥

Plan 10 From Nanar Space


Imaginez : il est presque midi, dans un petit appartement de Bizzarville…

Vicki (un peu endormie… comme d’hab, quoi) : Tu regardes quoi, mon roudoudou ?

Spooky : Hum…

Vicki : Oh non…

Spooky : Si, si.

Vicki : Oh non ! Tu n’as pas osé ?!

Spooky : Oh si !

Vicki : Oh nooonnnn !

__________



Pendant que nos amoureux sont plongés dans cette conversation aussi éloquente qu’instructive, je me permets d’intervenir pour une explication à ce dialogue très peu platonicien…

Comme je suis le narrateur omniscient de ce récit, je vous explique de quoi il s’agit. Le film en question, qui suscita tant d’émotions de part et d’autre n’est pas un « film d’auteur » au fond philosophique et à la forme aussi curieusement esthétique mais un chef d’œuvre du nanar, un film culte de genre : le célébrissime Plan 9 From Outer Space du non moins fameux Ed Wood Jr.

Ed qui ?! entends-je certains me demander… Honte à eux de ne pas connaitre le nom de celui qui passe pour le plus ringard des réalisateurs de SF ! Celui qui obtint la distinction de plus mauvais réalisateur de tous les temps.


Mais dans ce cas, vous vous demandez sans doute comment et pourquoi un homme de si bon goût qu’est Spooky, s’est-il laissé aller à regarder un film de la trempe que Plan 9 From Outer Space ?

Il vous répondrait tout d’abord que c’est pour la culture cinématographique. Et il ajouterait que le visionnage du film de Burton sur Ed Wood, qui traite en partie de la réalisation de Plan 9, lui a fait forte impression. Il ajouterait qu’il y a surement beaucoup de choses à retenir de la vie de ce réalisateur malheureux et que sa persistance constitue une remarquable leçon pour tous ceux qui ont de l’ambition dans un domaine artistique car ils se heurtent et se heurteront souvent encore (peut-être toujours) aux échecs et aux moqueries. Ed Wood devrait être élevé en icône des petits artistes, car il a toujours cru à ce qu’il faisait et tous nous devrions porter un tee-shirt avec son portrait imprimé !

Mais Spooky ne s’arrêterait pas en si bon chemin. Inspiré par l’œuvre, il nous pondrait sans doute une critique ou du moins une tentative de critique de ce chef d’œuvre, écrit qui ressemblerait à s’y méprendre à peu près à ceci :


« Plan 9 From Outer Space (appelons-le d’emblée P9FOS, puisque nous vivons dans un siècle d’abréviations) passe pour être le nanar absolu. Une bonne raison, vous vous en doutez, pour que j’eusse eu (que c’est bien dit, non ??! XD) l’irrésistible besoin de le regarder.

Il faut dire que le scénario était des plus prometteur dans l’abracadabrantesque : figurez-vous que les extra-terrestres cherchent en vain de nous avertir, nous pauvres idiots de terriens que nous sommes, sur les dangers de l’utilisation de l’arme nucléaire. Ils ont bien vu quelle catastrophe nous courrons à vouloir nous aventurer dans un si projet aussi mortifère. Dépités par notre ignorance flagrante, offusqués par la réponse brutale des autorités américaines (= tirer dans le tas !) à l’avertissement diplomatique des visiteurs de l’espace, effrayés par les risques encourus pas seulement pour la planète Terre mais pour l’univers tout entier (oui, tant qu’à faire…), ils n’ont plus d’autres choix que d’appliquer le terrible Plan 9. Quid de ce plan si redoutable qu’il en fait presque trembler (des frémissements de rire, peut-être) le cameraman et les spectateurs ? Rien de moins que de ramener nos morts « à la vie » pour nous punir de notre comportement incorrigible. Aussitôt dit, aussitôt fait : les cimetières californiens sont peu à peu envahis par les dépouilles animés.

Enfin, pour être exact : par quelques dépouilles. Parce que n’oublions pas que nous sommes dans un film à petit budget (60000 dollars) et donc ce cher Ed Wood était limité niveau figurants. Pour rattraper l’affaire, il se concentre sur les apparitions affriolantes (ou affolantes, je ne sais pas trop, à vous de juger) de Vampira, du vrai-faux sosie de Bela Lugosi et même de sa troisième et dernière star du film : Tor Johnson, le catcheur tête d’affiche de son précédant Bride Of The Monster. Et voilà toute l’invasion des morts-vivants du film ! Ajoutez à cela trois extra-terrestres en pyjama, bien coiffés et maitrisant la langue anglaise, deux ou trois policiers qui font les cent pas dans le même coin de cimetière (décor limité, bien entendu) et deux pilotes hésitants dans un coque pite décoré d’un beau rideau de douche et vous obtenez l’essentiel de ce remarquable casting.


Ça sent le nanar, pensez-vous ?


Mais je ne vous ai pas encore parlé des soucoupes volantes suspendues par des fils VISIBLES à l’écran ou des successions sans aucun souci de vraisemblance de plans jour/nuit pour la même scène !

(pas la peine de vous montrer où est le fil, hein ?!)


(même scène, à quelque secondes d’intervalles… Si, si, on vous dit !)

Ne fuyez pas, voyons. Ce film est culte. Il faut le voir au moins une fois.

Moi, je l’ai déjà vu deux fois. Ça, Vicki ne le sait pas. Parce que je vais vous dire : je l’ai bien aimé, ce film avec tous ces défauts. On retrouve cette naïveté dont on parle tant dans ce genre de films. Ed Wood voulait faire des films et peu lui importait que tout soit parfaitement logique ! Il n’oubliait pas que le Cinéma, comme tout art, est un spectacle. Et après tout, n’y est-il pas parvenu ?

Conséquences d’un tel visionnage ? Moi, je cherche d’autres films du réalisateur pendant que Vicki songe à me faire interner. »


Note : le film étant tombé dans le domaine public, vous pouvez le trouver sur le net facilement. Attention, il n'est disponible qu'en VO.





Spooky.

Je Suis Un Comic


Non, le titre n’est pas la proclamation égocentrique de mon humour légendaire et si spirituel qui provoque tant l’admiration de mes fans (donc de Vicki et de mon chat… XD et de vous, bien sûr hein) mais un jeu de mots qui vous paraitra des plus ingénieux, jonglant entre le dit humour et mon goût - que je croyais mort – pour les comics.

Oui, parce que je ne vous ai pas encore dit qu’il y a longtemps, j’étais un grand amateur pour ne pas dire un grand consommateur de comics. Je dis grand consommateur car ces bandes dessinées américaines peuvent vite devenir une drogue*. Et sans doute qu’elles l’étaient pour moi qui en voulais toujours plus ! A l’époque, chaque mois, mon porte-monnaie fondait comme neige au soleil devant les Spiderman, Hulk, Xmen et autres super zéros euh… héros.

Alors, puisque c’était une drogue, j’avais décidé d’arrêter. Et de la manière la plus ferme. La manière employée par mon grand-père pour arrêter de fumer : du jour au lendemain. J’avais dit « j’arrête » et je n’y suis pas retombé. Méthode sans doute plus efficace que celle employée par ma belle-maman pour arrêter de fumer… Elle n’a pas tenu 24 heures (pardon, belle-maman) !



Enfin, je dis ça mais j’y suis finalement retombé… Après tout ce temps ! Mais c’est de la faute de Vicki ! Si, si. Après tout, c’est elle qui en achetant et lisant allégrement des… Picsous (oups… aurais-je révélé un secret inavouable ?! XD) a provoqué chez moi une sorte de levée de barrière. Un tilt dans ce qui me sert de cervelle. C’est pour cela que quelques jours plus tard, alors que j’attendais mon train et que, pour passer le temps, j’errais comme une âme en peine (admirez le côté dramatique de la description) chez un marchand de journaux aux abords des quais, j’ai cédé à la tentation. Il faut dire que la revue dénichée choisit de traiter des origines des super héros de Marvel. Et précisément, le numéro que j’ai finalement acheté contient les premières aventures du mystérieux Ghost Rider. Sombre héros de Marvel né dans les années 70 dont j’ignorais à peu près tout exception faite du film magnifique (…ment merdique !) avec Nicolas Cage.

La couverture reprend celle du Marvel Spotlight de l’époque où Johnny Blaze faisait ses premiers pas : avouons que ça plante le décor.



A l’heure qu’il est, j’en suis à la troisième aventure. Autant dire que je dévore le truc ! En fait, pour dire vrai, je suis devenu fan dès la première page… Si je m’attendais à ça ! Le côté vieillot a un charme fou, c’est « vintage », comme on aime à dire. Le personnage est bien torturé, victime de Satan, il qui a compris un peu tardivement que le Diable n’est pas Malin pour rien et qu’il triche toujours, surtout lorsqu’il passe un pacte. La B .D est sombre à souhait même si bien entendu les dialogues après toutes ces années n’ont forcément plus le même impact et frisent (à de très rares occasions, tout de même) le comique involontaire (comme cette phrase d’un vilain motard qui nous sort une réplique « culte » dans le ridicule : Mec ! ce type est de bizarreville ! Je me tire !**). Je suis scotché dessus et Vicki a déjà deviné (comme quoi, son cerveau de blonde fonctionne…) que je vais la saouler avec Ghost Rider pendant un moment ! D’ailleurs je le fais même dans ces pages ! Hi-hi.

Je ne regrette qu’une chose, c’est que les éditions françaises actuelles ne proposent pas d’intégrales des aventures de mon héros (…devenu préféré) comme elles le font pour Spiderman ou Hulk… Ce serait pourtant un travail de compilation relativement simple vu que le personnage n’a pas fait l’objet de tant d’aventures…

*comme les pâtes à tartiner, par exemple…

** encore une fois, tout n’est pas de ce niveau-là !


Petit Bonus :




Spooky.